Chez Madame

Avoir 50 ans au XXI° siècle, ce n'est pas parce qu'on est femme, qu'on a 50 ans, que l'on n'a plus la taille mannequin que l'on n'a rien à dire. Coups de coeur et coups de gueule, des passions, des envies, des besoins.

21 juin 2008

Chez Madame il y a... les vacances

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Madame a besoin de se reposer un peu. Non pas que l'écriture l'ennuie ou la fatigue, loin de là. Mais l'été arrivant, le soleil étant revenu, Madame a envie, tout comme la cigale de sortir un peu de sa coquille, de voir le monde, le regarder autour d'elle.

Alors Madame se repose, ne pense à rien ou pas grand chose. Madame a envie de mettre ses petites cellules grises en vacances.

Fare niente. Sieste. Balades. Soleil. Mer. Plage. Repos ...

Voilà de quoi Madame a envie en ses premiers jours d'été. Mais Madame reviendra, promis, juré. Madame ne peut pas partir bien loin. Madame réécrira. Madame ne peut pas se passer d'écrire.

Alors à bientôt. Alors bonnes vacances. Alors bel été....

Posté par Madame à 08:51 - Je papote, je papote... - Qu'avez vous à me dire ?[11] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


15 juin 2008

Chez Madame il y a ... le mail art

Cinq participations pour un premier concours. Pas mal. On aurait pu mieux faire mais c'est bien tout de même. Alors pas de vote pour cette fois-ci, juste une exposition des 5 oeuvres que j'ai reçues.

01_babette
Babette

02_Chlo_
Chloé

03___Gigi
Ginette

04___Christine
Christine

05___Sylvie
Lulu

Posté par Madame à 08:47 - Concours - Qu'avez vous à me dire ?[3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

05 juin 2008

Seule sur le bord du chemin...

seul

Elle devrait pourtant en avoir l'habitude mais c'est un état de fait qu'Elle gère de moins en moins bien. Pour vivre Elle a besoin des autres. Pour vivre Elle a besoin de ne pas être seule. Bien sur il y a sa famille. Celle d'où Elle vient, réduite à sa plus simple expression. Puis celle qu'Elle a créée. Cette cellule soit disant familiale qui éclate de toutes parts. Dans laquelle il existe un lien, certes un lien fort, mais qui avec le temps devient de plus en plus élastique.

Ces enfants sont grands. Ils commencent leur vie d'hommes. Ils ont besoin d'Elle encore mais d'une autre façon. Ils ne s'embarrassent pas de détails qui pour Elle sont importants. Ils ont cette faculté qu'à la jeunesse de foncer droit devant. Ils y croient encore.

Certes Elle a son mari. Mais lui aussi vit sa vie d'homme et elle ne correspond plus en partie à ce qu'Elle avait cru vivre à ses côtés. Tout n'est pas mauvais mais tout n'est pas bon non plus. Leurs chemins se sont tout doucement éloignés l'un de l'autre. De temps en temps un pont est jeté entre les deux rives. De temps en temps des moments d'accord presque parfait existent encore. Mais la plupart du temps, le constat est amer, ils vivent chacun sur leur propre planète.

Une force d'inertie incroyable provenant de son Homme, lui a longtemps sapé le moral. Elle appellait cela "la douche froide". D'un côté plein de bonnes et sincères intentions qui ne vont pas plus loin que l'instant des paroles qui les prononcent. Non pas par volonté pure et simple. Plutôt par inconstance, par néglicence.

Est ce là le fait de nombreuses années communes qui ont érodé les contours de leur personnalité? Elle n'en sait rien. Elle voudrait croire toujours et encore en ces nombreuses promesses non tenues. Elle sait pourtant qu'il ne le fait pas exprés. Elle sait pourtant qu'il ne les tiendra pas ou peu. Mais Elle ne peut pas s'empêcher de vouloir y croire. De moins en moins cependant. Elle ne va plus ainsi au devant de désillusions qui lui brisaient le coeur. Elle n'attend plus rien ou pas grand chose. La surprise sera plus grande si les promesses se réalisent un jour. Mais avec des "si" des promesses on peut en faire !!!

Décidemment nous n'avons pas la même vie. Nous ne vivons pas sur la même terre.

D'être seule sur le bord du chemin, c'est par moment le sentiment qu'Elle ressent !!!

Ce texte a été écrit suite à une conversation téléphonique avec une amie dont le mari, actuellement en convalescence, avait des "sautes d'humeurs" qui parfois la laissait sur le bord du chemin, proche de la solitude et de l'incompréhension... Ses mots ressemblaient tellement aux miens que je me suis sentie d'un seul coup d'un seul beaucoup moins seule sur le bord du chemin !!! 

Posté par Madame à 07:05 - Des mots en écriture - Qu'avez vous à me dire ?[6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01 juin 2008

Elle et Moi - Elle est Moi - Et l'Emoi...

miroir

Avant de commencer je voudrai remercier Coumarine qui par son texte "Femme Complète" m'a permis de réécrire, de remanier, d'arranger ce texte caché dans mes papiers, oublié (enfin presque) mais jamais publié... Aujourd'hui j'ose montrer mes faiblesses.

Elle et Moi :
Nous sommes deux et pourtant, je ne suis qu'une. Un peu comme un Gémeaux, un Poisson, je suis double. Longtemps Moi a été caché par Elle. Elle avait pris le pas, l'habitude d'être devant et Moi toujours derrière. Elle se taisait. Elle acceptait. Elle était enfermée dans un carcan que son éducation de "jeune fille comme il faut" lui interdisait de briser. Elle avançait tranquillement sans se poser trop de question...

Et pourtant Moi j'étais là, tapie au plus profond d'Elle et par moment j'envoyais des coups de pieds rageurs dans la montagne d'habitudes, dans la montagne de gestes quotidiens, dans la montagne de non-dits... mais il paraissait évident qu'à ce moment là, Elle n'était pas prête à les entendre, à les écouter, à les accepter.

Elle est Moi :
Nous avons vécu comme ça pendant des années. Moi laissant passer Elle et Elle n'osant pas faire grand chose. Timide, maladivement timide. Toujours à se cacher derrière quelqu'un. Toujours à s'excuser de déranger quelqu'un. Toujours à courir après quelqu'un. Toujours à attendre quelqu'un.

Parfois Moi je me révoltais, j'essayais de lui faire comprendre qu'Elle avait quelque chose à dire, qu'Elle avait quelque chose à exprimer mais Elle ne voulait rien savoir. Et pourtant Elle c'est Moi et Moi c'est Elle.

Comme il était facile pour Elle d'être comme ça. Sans remous, sans heurts, sans cris. Parce qu'Elle a peur du bruit, des cris, des heurts... Elle jouait toujours le jeu au mépris de Moi. Elle adouciçait toujours les angles à mon corps défendant. Elle était toujours au milieu à prendre les "mauvais coups" pour protéger les autres, entre l'enclume et le marteau, Elle était là.

Et Moi, je bouillais. Et Moi, je trouvais l'habit trop étroit, trop petit, trop terne... et Moi, je voulais sortir. Et Moi Ego Je.... voilà ce que Moi entendait quand Moi voulait sa place à Elle et dire "Je..." suis, veux, demande.

Et l'Emoi :
Il a fallu à Moi des années de souffrance intérieure pour qu'Elle accepte de comprendre que nous avions Elle et Moi quelque chose à faire ensemble, la main dans la main, côte à côte. Et l'Emoi de pouvoir enfin sortir de sa coquille. Moi est passé devant, par moment un peu trop... mais Elle et Moi sommes en apprentissage. Par moment il y a des ratées. Par moment il y a des coups de gueule entre Elle et Moi, mais Moi prend le dessus le plus souvent et Elle et Moi nous nous réconcilions. Nous trouvons notre voie pas à pas.

"Bonjour, c'est Moi qui vous parle...".

Plus jamais et Moi l'a juré à Elle, plus jamais, Nous ne passerons derrière quelqu'un. Plus jamais nous ne nous identifirons par rapport à quelqu'un. Nous, Elle et Moi, sommes une personne à part entière (même si nous sommes double) et notre première grande victoire a été de nous accepter telle que nous sommes et d'oser le montrer à la face du monde.

Posté par Madame à 07:39 - Des mots en écriture - Qu'avez vous à me dire ?[9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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