21 juin 2008
Chez Madame il y a... les vacances
Madame a besoin de se reposer un peu. Non pas que l'écriture l'ennuie ou la fatigue, loin de là. Mais l'été arrivant, le soleil étant revenu, Madame a envie, tout comme la cigale de sortir un peu de sa coquille, de voir le monde, le regarder autour d'elle.
Alors Madame se repose, ne pense à rien ou pas grand chose. Madame a envie de mettre ses petites cellules grises en vacances.
Fare niente. Sieste. Balades. Soleil. Mer. Plage. Repos ...
Voilà de quoi Madame a envie en ses premiers jours d'été. Mais Madame reviendra, promis, juré. Madame ne peut pas partir bien loin. Madame réécrira. Madame ne peut pas se passer d'écrire.
Alors à bientôt. Alors bonnes vacances. Alors bel été....
22 mai 2008
Chez Madame il y a ... les cartes postales
Madame a toujours voulu une chose, une chose qui, à ce jour, ne s'est jamais réellement réalisée. Madame a toujours voulu voyager. Peu importe la destination. Voyager pour le plaisir de partir et pour le plaisir de revenir. Non, ça ne s'est jamais trouver, ça ne s'est jamais fait.
Enfant bien sur à l'occasion de vacances d'été (dont Madame reparlera surement bientôt) elle a, avec frère et cousins, rouler un peu sa bosse dans l'automobile de ses grands parents maternels. Un petit bout d'Espagne, Un petit bout de Suisse.... plus tard avec celui qui allait devenir son mari, un petit morceau de la Normandie, un petit morceau de l'Italie, un gros morceau des Landes... et puis la Corse en voyage de noces...
Ah le joli mot que celui de voyage... Il ouvre à Madame des horizons lointains, des paysages inconnus, des visages différents. Il apporte à Madame une part de rêve mais aussi une part de souffrance. Comme des petits coups de canifs, comme des petites griffures qui ne s'effacent pas, qui sont à vif chaque fois qu'elle entend ce mot "voyage"....
Souvent autour de Madame, les gens s'en vont, les gens s'en viennent. Et Madame reste là, enviant ce départ tout autant que leur retour. Alors Madame, à chaque départ annoncé, demande qu'on lui envoit une carte postale ou qu'on lui ramène une carte postale.
Elle voyage ainsi par procuration....
Il y a toujours eu une raison (peu importe si elle fut bonne ou mauvaise) au fait que Madame ne soit jamais partie. Une fois, pas l'argent à dépenser en "futilités". Une fois, un "non" strict et ferme d'une mère intransigeante. Une fois, la famille qu'il faut aller visiter; ils sont vieux tu comprends...
Et Madame qui comprend son désir de partir?
Et Madame qui comprend son envie de valise?
Et Madame qui comprend son besoin d'évasion?
Madame se pose la question. Mais Madame sait qu'un jour, elle prendra un avion, un bateau, une voiture, un train,... Madame prendre n'importe quoi et Madame fermera sa valise !!!
07 mai 2008
Chez Madame il y a ... la schtroumpfette
D'aucun pourrait voir sous ce titre une sorte de régression. De retour en enfance. Que nenni ! la schtroumpfette c'est la voiture de Madame. Une petite voiture bleue, qui a maintenant une bonne dizaine d'année, quelques 114.000 kms à son actif et une grosse bosse sur le côté.
Récente la bosse. Mais ça c'est une autre histoire. Une rencontre "amoureuse" entre un énorme 4x4 et elle. Elle, la schtroumpfette ne s'en est pas encore remise. Elle attend tristement que des mains habiles lui redonne son apparence de jeune fille... un peu comme quand Madame s'en va chez l'esthéticienne pour se faire faire une beauté.... Le seul défaut dans l'histoire c'est que tout comme la schtroumpfette Madame va rarement chez l'esthéticienne. Non pas par souci d'économie mais tout simplement par manque d'intérêt, par manque d'envie, et puis voilà c'est comme ça Madame n'a pas dans son budget une enveloppe "esthéticienne".
Donc, et pour rester dans la ligne d'écriture de cet article, la schtroumpfette de Madame est toujours cabossée. Mais même pas grave, elle continue à promener Madame partout où elle veut et elles vont bien ensemble. Elles sont faites l'une pour l'autre.
Madame pense de temps en temps à se séparer de la Schtroumpfette. Pour cause de mal de dos, d'espace, de puissance moteur. Madame en voudrait une un tout petit peu plus "grosse" mais voilà Madame ne trouve pas d'équivalent à la schtroumpfette. Donc le couple Madame - Schtroumpfette continue de silloner les routes et chemins de Provence au volant l'une de l'autre.
Il faut dire que depuis le temps qu'elles fonctionnent toutes les deux ensemble, elles se connaissent par coeur. Une seule fois, la schtroumpfette a fait défaut à Madame. C'était sur l'autoroute dite de l'est à Marseille, en direction d'Aubagne. Elles n'avaient pas fait 10 kms toutes les deux, que voilà-t-y pas que la schtroumpfette décide de ne plus rien donner à Madame. Mais rien de rien. Plus un bruit. Plus une lumière. Plus une accélaration. Madame était en train de doubler gentiment une jolie petite copine de schtroumpfette, donc se trouvait sur la file du milieu, quand l'incident est arrivé. Imaginez un peu, Madame a eu le temps (elle ne sait pas encore comment, sans feux de détresse, ni clignotant, ni surtout possibilité d'accèler) sur sa lancée de se rabattre et de s'arrêter sur la bande d'arrêt d'urgence.
Après une attente d'une demi environ (mais que c'est long une demi heure sur une bande d'arrêt d'urgence d'autoroute) une jolie camionette rouge et jaune est venue chercher Madame et la Schtroumpfette pour emmener cette dernière chez le docteur des voitures.
Ce jour-là Madame a eu très très peur. C'était il n'y a pas si longtemps, c'était au mois de novembre dernier.
23 mars 2008
Chez Madame il y a ... Pâques et son chocolat
Et pas seulement en cocotte, en lapin ou en cloches.... même en vrac, en gros et petits bouts... et surtout oh oui surtout le chocolat noir. Chez Madame, c'est par période. Mais quand la période est là, elle ne peut pas résister. Il lui faut en manger, en manger presque jusqu'à écoeurement (enfin Madame dit bien "presque") et puis ça passe.... jusqu'à la prochaine fois.
Madame avec l'âge aime de plus en plus le sucré, les douceurs, les tendresses.... qu'est-ce-à dire ? Madame vieillit. Comme tout le monde. Et puis comme dit la pub, "un moment de douceur dans ce monde de brutes", ça ne fait pas de mal, bien au contraire ça fait beaucoup de bien. Et Madame est (de plus en plus d'ailleurs) une partisanne du "se faire du bien, c'est bon"....
Alors Bonnes Fêtes de Pâques de la part de Madame... et tout plein de beau et surtout très bon chocolat !!!
22 décembre 2007
Noël, noël....

30 novembre 2007
Le syndrome de la Twingo bordeaux
ou Twingo in the City. Tout un roman, toute une histoire...
Force m'est de constater un événement récurrent : les twingo bordeaux sont toutes cabossées, esquintées, abimées. Le pare choc, les ailes, les rétro. Pas un coin ne résiste aux bosses.
Il me faut vous dire que je suis une traumatisée des twingo bordeaux pour connaitre une personne, propriétaire d'un tel véhicule, myope pire qu'une taupe et qui, par coquetterie féminine très très mal placée se refuse à porter bésicles, lunettes ou autres lentilles.
Vous me direz une femme au volant,.... j'attends la suite.... non, vaut mieux parce que moi je conduis et jamais rien ne m'est arrivé.
Mais passons. Donc cette personne,conductrice depuis quelques 25 voire même 30 ans, n'a eu de cesse d'emboutir tous les véhicules en sa possession (et Dieu sait si elle en a eu). La dernière en date est... devinez... ben oui une twingo bordeaux.
Pauvre voiture. Depuis sa sortie du concessionnaire, tout lui est arrivé. Elle a perdu maintes et maintes fois ses rétro (quand on sort d'un créneau, que voulez vous on ne regarde pas forcèment ce qui arrive par derrière et là, le choc. Boummm, crac le rétro... il tombe, il se casse, il se brise et git lamentable sur la chaussée.
Elle a un jour de grand vent presque perdu ses gonds de la portière conducteur - ben oui on ne change pas une équipe qui gagne.
J'en passe et des meilleures.
Donc depuis je fais comme qui dirait une "fixette" sur les twingo bordeaux. Je pense que vous l'aviez compris, supputé, subordoré.
A chaque fois que mon chemin en croise une - et il me faut bien reconnaitre que cette petite citadine envahit quelque peu nos rues, nos parkings et même nos trottoirs - je contaste, je compte, je dénombre ses bosses, ses creux, ses manques, ses rayures suspectes...
Je ne peux pas m'en empêcher.
La dictature des bons sentiments....ou savoir dire "non"
Quand on aime, on ne compte pas. C'est en tout cas ce que dit le proverbe.
Mais vous est-il déjà arrivé d'en avoir plus que ras le bol, de cette espèce de culpabilité qu'engendre les sentiments justement?
Etouffer, bloquer, ne plus savoir où aller ni vers quoi se retourner pour respirer un bon coup une bouffée d'air frais, différent, autre. Trop donner pour le simple plaisir de donner. Trop recevoir pour le simple plaisir d'être.
Se perdre et ne plus se retrouver. Voilà c'est ça, se perdre, perdre sa propre identité dans un trop plein de tout... ça je connais, j'ai donné !!!
En arriver à ne plus que savoir dire "oui" à tout et à tous par crainte de dire "non" ou "je n'ai pas envie" ou encore "je ne peux pas" ou bien mieux "je ne veux pas".
Dire "oui" à tout bout de champ, ne revient-il pas à SE dire non à soi, à se mettre entre parenthèses, en attente, et cette attente durant de plus en plus longtemps, nous en arrivons même à ne plus savoir où nous l'avons si bien rangée.
Aimer n'est-ce-pas aussi ça? savoir dire "non", savoir refuser ce qui ne nous convient pas ou plus. J'ai appris au fil de ces derniers mois à dire "non". Bien sur pas "non" pour le plaisir de le dire, ça ressemblerait de prés à un caprice, mais dire non parce que c'est non tout simplement. Et bien croyez-moi non seulement nos interlocuteurs (et je parle ici de ceux qui sont chers à notre coeur) comprennent, acceptent ce "non" parce qu'ils le sentent sincère, justifié, normal, mais en plus et surtout ils nous regardent différemment comme si ils nous découvraient doter d'un nouveau pouvoir : celui de ne pas toujours plier (tel le roseau de la fable), celui de rompre un peu, beaucoup ce cercle infernal du "oui pour tout, tout le temps".
Et vous, savez-vous dire "non"?







